La pièce apparaît comme le testament théâtral de Molière. Elle condense son œuvre passée tout en offrant une ultime dénonciation des travers humains : l’hypocrisie, la lâcheté et la bêtise.
Le paradoxe est frappant : Molière met en scène une maladie fictive alors qu’un mal réel le ronge, il joue à simuler une mort qu’il sent venir. L’auteur se console de son sort avec ses personnages et son théâtre, il s’amuse une dernière fois avec force dérision de sa condition humaine.
Molière utilise le théâtre comme remède et nous invite à partager l’utopie d’un monde plus éveillé et plus équitable, où l’art et la création occupent une place centrale, où les femmes par leur intelligence déjouent leur condition, où la raison finit toujours par triompher de la bêtise.
La pièce propose une galerie de personnages, un reflet de l’existence humaine, un mélange de comédie, d’absurde et de burlesque. Elle évoque les premières farces et les passions amoureuses, tout en suggérant que l’amour et le divertissement sont le sel de la vie.
Texte de Molière
Mise en scène Olivier Lopez
Avec : Olivier Broche Argan, Anne Girouard , Jeanne Deméautis, Margot Faure Béline, David Jonquières, Edgar Guitton, Stéphane Fauvel, Quentin Vernede, Zélie Thomas Louison, Vincent Debost Béralde